UN ART DE VIVRE SPIRITUEL

Peintre-calligraphe, issu du désert, gage d'humilité et de sagesse,
qu'il partage par son trait nomade et sobre,
invite au voyage intérieur.


DIMASHQ en forme de rose par Abdallah AKAR
DIMASHQ en forme de rose par Abdallah AKAR
Né à Tunis en 1952, il apprend la calligraphie auprès du Maître irakien Ghani EL ALANI.
Sa carrière artistique commence en 1986 avec sa première exposition publique.

Basé dans le Val d'Oise (95), Abdallah AKAR se fait connaître chaque année en France
et à l'étranger dans des manifestations personnelles et collectives.

Depuis 1993, il enseigne la calligraphie à l'Institut de Monde Arabe (IMA), pour lequel
il a réalisé un logo, et au Comptoir des Ecritures (rue Quincampoix), à Paris.
Il donne aussi des conférences et des stages.

Son oeuvre est résolument artisanale : à côté du papier et de la toile qui lui sont naturels,
toujours en recherche, il s'ouvre à de nouveaux supports qui l'orientent vers un travail sur
le bois, le textile, le métal, le verre, et le land-art, pour notre plus grand bonheur.

Ses sites : www.abdallah-akar.com - www.abdallah.akar.freee.fr
Ecriture coufique par Abdalla AKAR
Ecriture coufique par Abdalla AKAR
Sa reconnaissance passe aussi par les publications suivantes :

- 2007 : LES POEMES SUSPENDUS aux Editions Alternatives.

- 2004 : LES SEPT DORMANTS, ouvrage collectif, chez Actes Sud
(hommage aux 7 moines de Thibirine en Algérie).

- 2002 : LES CHEVAUX DU VENT - Edition Martelle.

- 1999 : LA POESIE ARABE, "Petite Anthologie", édition Mango Jeunesse.

- 1996 : MAURITANIE de M. Tournadre, éditions Sépia.

etc.
ABDALLAH AKAR, L' INVITATION AU VOYAGE INTERIEUR ET A LA BEAUTE
"L'écriture arabe est la dernière des écritures sémitiques occidentales,
qui dérivent toutes de l'alphabet invente par les Phéniciens 2000 ans avant J-C.

A l'époque pré-islamique, les peuples arabes étaient essentiellement des bédouins,
des nomades.(...) ils s'appuyaient dans une grande mesure sur la tradition orale(...).
La poésie, si chère à leur coeur, étaient leur seul moyen d'expression littéraire.
Les poèmes étaient leurs archives (diwân) : ils renfermaient leur science,
leur histoire, leur sagesse, leur philosophie.

Les chefs rivalisaient en poésie, chacun soumettait ses oeuvres aux critiques
et aux connaisseurs. Ils poussèrent l'émulation jusqu'à suspendre leurs poèmes
aux angles du sanctuaire de la Ka'aba (la Mecque), demeure de leur ancêtre
Abraham, et but de leurs pélerinages.

Ces chefs-d'oeuvre furent confiés à l'écriture, et eurent l'honneur d'être inscrits
en lettres d'or. On les appelait AL-MU'ALLAQUAT, c'est-à-dire poèmes suspendus."
(...)
(c) Abdelmalek Benseddik
Hadrah - la présence immanente par Abdallah AKAR
Hadrah - la présence immanente par Abdallah AKAR
"Dans un geste de haute ligne, Abdallah Akar hisse ses Moua'allaqât,
"tissus impérissables, vêtements animés de Dieu."(...)

Quatre voilures s'abaissent lentement jusqu'à terre. Pour contenir le nom
de Dieu, Abdallah Akar a voulu une habitation textile. C'est un sanctuaire
mais c'est un bivouac. Une seule brise et ce serait l'envol.

Bien sûr, il y a les pas de Dieu dans son jardin : dix fois dix empreintes
de Ses pas sur des carreaux de terre où passe tout le nuancier du ciel.
(...)
Rectitude, magnificence, lignage (mémoire de ces lins où couraient les
lettrages coufiques) : hautes hampes qui signez le nom qui est au-dessus
de tout nom, par le calame d'Abballah Akar, vous habitez un campement
d'avant l'aube, provision de miel pour la route."

(c) Gérard Boyer
Désert Sud tunisien - Matmata - Source : Wikimedia Commons
Désert Sud tunisien - Matmata - Source : Wikimedia Commons
"Symbole visuel, véhicule du message divin, reflet du monde de l'au-delà,
insigne du pouvoir, écrin enfermant des mystères indéchiffrables par les
mystiques et les poètes, outil de la connaissance, l'écrit, et plus spécialement
la calligraphie, est, dans le monde de l'Islam plus que dans aucun autre,
omniprésent et sacré." ( A.B)
(...)
"Pour ma part , -explique Abdallah Akar- la calligraphie, dans ses formes,
ses styles, ses expressions, ne doit plus se limiter à puiser ses inspirations
dans le divin, le sacré, le métaphysique, l'ésotérique. Il n'y a pas de mystère,
il n'y a pas de secret. La perfection artistique est toute relative : elle n'est pas
la perfection en soi. L'inaptitude à l'exercice d'une technique n'affecte pas la foi
ni les qualités d'une personne...
Enfin, pour parvenir à la régularité, à la précision, à l'élégance, il faut travailler."

Son travail honore les poésies de Prévert, Eluard, Aragon, Césaire, Brecht,
Al-Chabbi, Darwich,...


ABDALLAH AKAR, L' INVITATION AU VOYAGE INTERIEUR ET A LA BEAUTE
"Ce sont des portes, ce sont des lames.
Les Damascènes appelaient "giohar" le rutilement qui signait leurs lames.
Des moires.

Dans son exercice, le maître-fourbisseur devait ajouter et encore ajouter :
huile de sésame, éventail de plumes, cendres de tabac, sels des
montagnes Druzes.

Le soleil ne lui valait rien. Les chauffes se faisaient avant l'aube.
Ensuite, cela tranchait y compris un mouchoir de soie lâché dans l'air
que les cavaliers, au galop poursuivaient. Cela tranchait.

Abdallah AKAR, lui, fourbit les mots.
Dans un franchissement du métal, il parle.
Il actualise le vers trois fois millénaire :
"De leurs épés, ils forgeront des socs et de leurs lances,
des faucilles."

(c) G. Boyer
ABDALLAH AKAR, L' INVITATION AU VOYAGE INTERIEUR ET A LA BEAUTE
ABDALLAH AKAR, L' INVITATION AU VOYAGE INTERIEUR ET A LA BEAUTE
Rédigé par le Mercredi 23 Juillet 2008 à 20:37

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